Import
Importer toutes les tuiles traitées.
Une mosaïque lunaire consiste à filmer la Lune par morceaux, appelés tuiles, puis à traiter et assembler ces tuiles pour obtenir une image finale très détaillée.
La méthode ci-dessous est pensée pour un matériel amateur courant : un télescope C8, une caméra ASI224MC et une monture équatoriale.


Le but est d’obtenir une image dans laquelle le déplacement de la Lune se fait proprement de haut en bas, ou de bas en haut. Cela permet de balayer la surface lunaire en utilisant principalement un seul axe de la monture.
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est beaucoup plus confortable : on suit une progression logique et l’on réduit le risque d’oublier une zone.

Commencez par une mise au point très soignée sur l’image en direct. Zoomez dans le logiciel de capture si nécessaire et cherchez le maximum de netteté sur les petits cratères ou les reliefs proches du terminateur.
Réglez ensuite l’exposition sur la partie la plus lumineuse de la Lune, généralement à l’opposé du terminateur. Une très légère surbrillance peut être tolérée, mais il faut éviter la saturation franche.

Vérifiez que toute la surface lunaire a été couverte. Le chevauchement doit être présent aussi bien horizontalement que verticalement, notamment sur les bords de la Lune et autour du terminateur.
Importer chaque vidéo et empiler les meilleures images afin de réduire le bruit et stabiliser chaque tuile.
Renforcer les détails avec des réglages identiques ou très proches sur toutes les tuiles.
Rogner légèrement chaque image pour supprimer les bords instables ou les rebonds liés à l’empilement.

Une fois toutes les tuiles traitées et recadrées, importez-les dans Microsoft ICE. Le logiciel va rechercher les zones communes entre les images et les aligner automatiquement.
Importer toutes les tuiles traitées.
Assembler les zones qui se chevauchent.
Rogner les bords irréguliers.
Exporter l’image finale.
Inspectez la mosaïque à 100 %. Recherchez les raccords visibles, les zones floues, les différences de luminosité et les éventuels trous entre les tuiles.
Si une jonction est trop visible, il vaut mieux retraiter les tuiles concernées avec des réglages plus homogènes plutôt que de corriger brutalement l’image finale.