Le calculateur répond à quatre questions principales :
La logique générale de la feuille est de partir de la géométrie optique, puis d’estimer la résolution utile, puis de convertir le mouvement de rotation de la planète en déplacement sur le capteur, exprimé en pixels par seconde.
Le choix de la planète charge des valeurs par défaut : diamètre apparent typique, période de rotation et inclinaison apparente de l’axe. Cela ne remplace pas une valeur réelle liée à la date d’observation, mais donne une base cohérente.
C’est l’ouverture utile de l’instrument. Elle sert directement au calcul du pouvoir séparateur, de la focale native et de la résolution instrumentale.
Le rapport focal natif permet de déduire la focale native : focale native = diamètre × F/D.
La Barlow multiplie la focale. Si elle est cochée, la focale effective devient focale native × facteur. Cela diminue l’échantillonnage en arcsec/pixel et agrandit la planète sur le capteur.
La taille des pixels de la caméra intervient dans la formule d’échantillonnage. Plus les pixels sont petits, plus l’échantillonnage devient fin à focale identique.
Tu peux choisir entre Dawes et Rayleigh. Le calculateur utilise ensuite ce critère comme résolution instrumentale de référence.
Ce champ n’intervient que si le critère Rayleigh est choisi. En Dawes, la valeur affichée n’en dépend pas.
Le seeing représente la turbulence atmosphérique. La feuille s’en sert pour calculer R_eff = max(R_instrument, seeing). Cette valeur sert au statut d’échantillonnage et aux boutons automatiques de flou, mais pas à la focale idéale, qui reste basée sur la résolution instrumentale pure.
Quand tu choisis “Valeur personnalisée…”, un champ numérique apparaît. Cela permet de saisir un seeing plus précis que les préréglages.
Il s’exprime en secondes d’arc. C’est une donnée essentielle : plus le diamètre apparent est grand, plus la planète occupe de pixels sur le capteur, et plus la rotation devient sensible.
Le sélecteur propose différents systèmes selon la planète. Sur Jupiter, par exemple, les systèmes I, II et III n’ont pas exactement la même période. Le champ Période (h) est mis à jour automatiquement, mais il reste modifiable.
Période de rotation utilisée dans les calculs. Plus elle est courte, plus les détails se déplacent vite sur le disque.
La vitesse apparente est multipliée par cos(latitude). À l’équateur, la vitesse est maximale. Près des pôles, elle diminue.
Le calculateur applique un facteur cos(tilt). C’est un modèle simple de projection : plus l’axe apparent est incliné, plus le déplacement projeté est réduit.
Durée unitaire réelle d’une capture. Elle sert à comparer ton choix de terrain avec la durée maximale admissible, et aussi au calcul du nombre de vidéos possibles dans la fenêtre de dérotation.
Temps perdu entre deux captures : arrêt, sauvegarde, relance, recentrage. Il allonge le cycle complet et réduit le nombre total de vidéos compatibles dans une séquence.
Flou rotationnel toléré à l’intérieur d’une seule vidéo. La durée maxi d’une vidéo est calculée directement à partir de cette valeur.
Déplacement total toléré entre la première et la dernière vidéo de la séquence complète. Cette valeur sert à calculer la fenêtre maximale de dérotation, donc le nombre de vidéos empilables.
Valeur en seconde d’arc par pixel. C’est l’échelle réelle de l’image. Plus la valeur est petite, plus la planète est agrandie sur le capteur.
Valeur issue du critère choisi : Dawes ou Rayleigh. Elle ne tient pas encore compte du seeing.
Plage de focale recommandée pour travailler à environ 2 à 3 pixels par résolution instrumentale. Elle sert à juger si la focale effective actuelle est trop faible, cohérente ou trop élevée.
Taille de la planète en pixels. Cette valeur conditionne directement la finesse exploitable et la sensibilité à la rotation.
Durée maximale d’une seule vidéo pour rester sous le flou rotationnel choisi dans le champ “Flou max – vidéo unique”.
Nombre de vidéos entières pouvant tenir dans la fenêtre globale de dérotation, compte tenu de la durée d’un film et du temps mort entre deux captures.
| Focale native | Focale intrinsèque de l’instrument avant Barlow. |
|---|---|
| Focale effective | Focale réellement utilisée après Barlow. C’est cette valeur qui sert pour l’échantillonnage. |
| F/D effectif | Rapport focal après Barlow. |
| Résolution instrument | Récapitulatif de la résolution choisie, avec Dawes et Rayleigh affichés en parallèle. |
| Seeing / R_eff | La feuille compare le seeing sélectionné à la résolution instrumentale et affiche la valeur la plus limitante. |
| Focale idéale (2–3 px/R) | Rappel de la plage de focale cohérente avec la résolution instrumentale. |
| Pixels par résolution | Nombre de pixels couvrant une résolution instrumentale. En dessous de 2 px/R, tu es plutôt sous-échantillonné. Au-dessus de 3 px/R, tu es plutôt sur-échantillonné. |
| État d’échantillonnage | Badge synthétique : sous-échantillonné, optimal, ou sur-échantillonné. La ligne rappelle aussi le rapport E / (R/2). |
| ⚠ Alerte | Cette ligne n’apparaît que dans certains cas, par exemple si la durée d’une vidéo dépasse déjà la fenêtre de dérotation calculée. |
| Fenêtre de dérotation | Durée totale maximale admissible pour l’ensemble de la séquence destinée à la dérotation. |
| Vitesse détails au limbe | Déplacement des détails sur le capteur, exprimé en pixels par seconde. |
| Formules | Rappel des relations principales utilisées par le calculateur. |
E est l’échantillonnage en arcsec/pixel. P est la taille de pixel. F est la focale effective.
Critère empirique classique de résolution instrumentale.
Critère diffraction dépendant de la longueur d’onde.
La feuille considère qu’on ne peut pas exploiter plus fin que la pire des deux limites : l’instrument ou l’atmosphère.
Ici, R correspond à la résolution instrumentale choisie, pas à R_eff. C’est un choix volontaire de la feuille : la focale conseillée suit le pouvoir séparateur de l’instrument, tandis que le seeing sert surtout à estimer la qualité réelle des images.
Cette formule convertit la taille angulaire de la planète en taille numérique sur le capteur.
Cette relation estime le déplacement apparent des détails au bord du disque, projeté sur le capteur.
Plus la vitesse est élevée, plus la durée admissible diminue.
Cette valeur représente la durée totale admissible entre la première et la dernière vidéo.
La formule compte combien de vidéos entières peuvent tenir dans la fenêtre de dérotation, en tenant compte du cycle complet d’acquisition.
Ce bouton calcule automatiquement une valeur de flou basée sur R_eff / (2 × E). Il convertit donc une demi-résolution effective en nombre de pixels sur le capteur.
Change plusieurs champs à la fois : diamètre apparent, inclinaison axiale, systèmes de rotation et aide contextuelle.
Met automatiquement à jour le champ numérique Période (h). Si tu modifies ensuite ce champ à la main, le sélecteur passe en mode personnalisé.
Le sélecteur de latitude propose quelques latitudes utiles prêtes à l’emploi. Si tu saisis une valeur manuelle, le preset bascule en “Personnalisé…”.
Le calculateur affiche deux disques :
La zone bleue représente la partie considérée comme nette. L’anneau coloré représente l’épaisseur du flou ou du déplacement toléré, rapportée au rayon du disque planétaire. Plus l’anneau est fin, plus la contrainte est sévère.
Un état rouge signifie que les pixels sont probablement trop gros pour exploiter correctement la résolution instrumentale. Un état vert est une zone cohérente. Un état jaune veut dire que tu agrandis plus qu’il n’est nécessaire au regard de la résolution choisie, ce qui peut rester acceptable si le seeing est bon et le signal suffisamment fort.